J'ai essayé de reproduire à la forge des
pinces à épiler trouvées dans des tombes datant de l'époque mérovingienne.
Les modèles originaux historiques sont très souvent en alliages cuivreux (bronze, laiton, ou mélange des deux) mais parfois il est noté que certaines sont en fer étamé.
Ces
pinces à épiler sont réalisées en acier de coutellerie et légèrement trempées pour avoir du ressort.
Les mors sont ensuite travaillés à la lime pour qu'ils soient
bien en regard.
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Voici des modèles très simples réalisés en tant que test :
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Et voici mes premiers modèles réalisés d'après les pinces des tombes mérovingiennes :
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Voici deux modèles plus ouvragés, toujours inspirés des pinces mérovingiennes :
Ces pinces sont beaucoup plus larges que les pinces actuelles mais à l'usage, cela se révèle très pratique, que ce soit pour épiler ou pour extraire une écharde.
Les décoration sont faites avec de petits outils, à chaud. Enfin, les finitions sont réalisées à la lime.
Par Stéphane Bois et Anne Deré
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Pierre l'Artésien, barbier-chirurgien dans la compagnie les
Feals compaings m'a commandé la pince de chirurgie que voici :
Elle serait destinée à extraire les flèches.
Entièrement forgée, les trous pour l'axe sont faits à la forge, le rivet aussi, les mors sont taillés au tranchet. La longueur de l'objet (40 cm) m'a un peu compliqué la tâche vu la forge au sol
que nous utilisons !
Elle est accompagnée d'une lancette (ancêtre du scalpel). Forgé en XC75, trempée, revenue.
Bref il y a eu du travail sur ces deux objets !
Par Stéphane Bois et Anne Deré
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Cette forge en terre que nous avons réalisé l'année dernière a passé un hiver complet en extérieur. Elle est utilisée environ deux à six heures par semaine. Un simple abri pour éviter
que la pluie ne l'abime aurait sans doute augmenté sa durée de vie.
Du point de vue pratique, c'est remarquable ! On forge assis sur un tabouret, le soufflet, l'enclume, les outils et le seau pour la trempe sont à portée de main... sans se lever !
Pour les petits objets que nous forgeons là (briquets à silex, couteaux, fibules) c'est amplement suffisant.
Voici la vue depuis le tabouret :
Le billot est en chêne et sa masse élevée permet d'éviter que l'enclume ne bouge lors de la frappe.
Une vue de la trempe d'un briquet : seulement les premiers millimètres de la table !
Ce magnifique seau en bois est réalisé par un artisan français de talent :
Cyril Dumoutier.
Allez voir son travail de qualité !
http://www.artettonneaux.fr.st
Par Stéphane Bois et Anne Deré
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Voici quelques photos de la forge que nous utilisons actuellement.
Le foyer a été fait en terre mélangée à de la paille hachée . Le soufflet est tout à fait suffisant pour faire monter en température le charbon que j'utilise (j'ai déjà soudé sans avoir
eu à forcer sur le soufflet).
J'utilise ici du charbon de bois ( type barbecue ) qui a l'avantage de ne pas trop déranger les voisins (moins d'odeur et de fumée que le charbon de forge) mais qui est trois fois plus cher. Il
faut aussi casser les gros morceaux avant utilisation pour avoir une homogénéité dans la taille des morceaux de charbon.
Le soufflet en action !
Je forge sur une petite enclume de coutelier de 7 kg et pour les petites pieces c'est amplement suffisant. Un tabouret pour être à la bonne hauteur et le tour est joué. On peut activer le soufflet,
forger, couper, tremper sans se déplacer !
Cette forge m'a permis de fabriquer les pinces que l'on voit sur les photos et de nombreux autres objets... comme des briquets médiévaux par exemple !
On verra comment elle passe l'hiver mais après deux mois, nous n'avons noté qu'une petite érosion de la terre sur le dessus.
A voir donc.
Par Stéphane Bois et Anne Deré
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Durant le mois de juillet, nous avons testé une forge au sol avec Gery Bonjean (des éditions Emotion Primitive).
Il semblerait que les gaulois utilisaient ce type de forge.
Les soufflets :
Ils sont très simples et encore utilisés aujourd'hui de part le monde :
Il n'y a pas de clapet permettant une aspiration et un refoulement de l'air par le même geste comme dans un soufflet plus élaboré. Ici, c'est l'utilisateur qui ouvre le soufflet lorsqu'il est
entièrement dégonflé, le lève ouvert pour le remplir d'air, le referme et compresse l'air pour l'expulser par le tuyau qui aboutit dans le foyer.
L'inconvénient de ce genre de soufflet est qu'il peut rapidement aspirer de l'air brûlant du foyer si on se trompe dans la manipulation !
La forge est simplement creusée dans le sol, ce qui permet d'obtenir un foyer de dimensions voulues rapidement, sans que le charbon puisse s'écarter quand on place les pièces à chauffer.
Il faut suffisamment de charbon entre la partie basse du foyer où arrive l'air et la zone où on chauffe le métal pour éviter qu'une trop forte quantité d'oxygène ne vienne altérer les qualités du
métal incandescent.
Vues rapprochées d'un briquet chauffé avant la trempe
On peut aussi construire le foyer hors sol en torchis ou en brasque ( argile, charbon de bois pilé, paille hachée) aux dimensions voulue. L'avantage est que l'on peut aménager plus facilement une
plus longue tuyère d'arrivée d'air pour éviter de trop chauffer le soufflet.
Par Stéphane Bois et Anne Deré
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Quelques étapes du forgeage d'un briquet :
La pièce au feu..
La volute est formée...
On finit l'arrière...
Utilisation du briquet après trempe !
Par Stéphane Bois et Anne Deré
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