Durant le mois de juillet, nous avons testé une forge au sol avec Gery Bonjean (des éditions Emotion Primitive).
Il semblerait que les gaulois utilisaient ce type de forge.
Les soufflets : Ils sont très simples et encore utilisés aujourd'hui de part le monde :
Il n'y a pas de clapet permettant une aspiration et un refoulement de l'air par le même geste comme dans un soufflet plus élaboré. Ici, c'est l'utilisateur qui ouvre le soufflet lorsqu'il est entièrement dégonflé, le lève ouvert pour le remplir d'air, le referme et compresse l'air pour l'expulser par le tuyau qui aboutit dans le foyer.
L'inconvénient de ce genre de soufflet est qu'il peut rapidement aspirer de l'air brûlant du foyer si on se trompe dans la manipulation !
La forge est simplement creusée dans le sol, ce qui permet d'obtenir un foyer de dimensions voulues rapidement, sans que le charbon puisse s'écarter quand on place les pièces à chauffer.
Il faut suffisamment de charbon entre la partie basse du foyer où arrive l'air et la zone où on chauffe le métal pour éviter qu'une trop forte quantité d'oxygène ne vienne altérer les qualités du métal incandescent.
Vues rapprochées d'un briquet chauffé avant la trempe On peut aussi construire le foyer hors sol en torchis ou en brasque ( argile, charbon de bois pilé, paille hachée) aux dimensions voulue. L'avantage est que l'on peut aménager plus facilement une plus longue tuyère d'arrivée d'air pour éviter de trop chauffer le soufflet.